Étoile-Carouge – Neuchâtel Xamax : 1-3 (1-1)
Face au Stade Lausanne-Ouchy, Xamax n’a pas fait dans la dentelle le week-end dernier, inscrivant trois buts à la Maladière, pour le plus grand bonheur des supporters présents ce soir-là. En ce vendredi 13 février, il fallait faire fi de la traditionnelle superstition et remettre le bleu de chauffe (ou plutôt le jaune) pour affronter Étoile Carouge dans son antre de la Fontenette et espérer obtenir un nouveau résultat positif. D’autant que, selon des bruits de couloir, les Genevois avaient peu apprécié le « BellinzoneGate » (pour les amateurs de feuilletons…) et s’en étaient émus face à la presse. Autant dire qu’une nouvelle épreuve de force attendait les Rouge et Noir au moment d’entamer la rencontre.
Pour ce rendez-vous, Edin Omeragić prenait place dans le but, protégé par le quatuor défensif Jonathan Fontana – Lavdrim Hajrulahu – Yoan Epitaux – Léo Seydoux. Au milieu, le losange était composé d’Eris Abedini, Romain Bayard, Gonçalo Sacramento et Diogo Carraco. Enfin, l’indéboulonnable Shkelqim Demhasaj et l’inoxydable Koro Koné formaient la paire offensive.
Les choses s’annonçaient plutôt positivement pour le groupe d’Anthony Braizat. Bien servi sur le côté droit par Gonçalo Sacramento, Léo Seydoux débordait et centrait vers Koro Koné, qui déviait acrobatiquement pour tromper la vigilance du gardien, Signori António (0-1, 10e).
Neuchâtel n’allait toutefois pas avoir le temps de savourer. Au milieu de terrain, Ricardo Alves se battait pour récupérer un ballon avant de lancer l’attaquant Itaitinga dans la profondeur. Plus rapide qu’Edin Omeragić, le Brésilien s’emparait du cuir et n’avait plus qu’à le pousser au fond des filets (1-1, 15e).
Œil pour œil : Xamax était prévenu. Carouge allait faire montre de caractère dans cette partie. À la 29e minute, Gonçalo Sacramento allumait la mèche suivante à l’entrée des 16,5 mètres, obligeant António à boxer le ballon des deux poings pour le mettre en corner. Mis sous pression, les Stelliens resserraient désormais les rangs à la demi-heure de jeu, d’autant que Demhasaj, et surtout Koné, traînaient constamment dans la surface, jamais très loin du ballon. Ils parvenaient ainsi à préserver le score jusqu’à la pause.
En seconde période, coach Braizat demandait à son collectif de jouer un cran plus haut. Une consigne compréhensible, l’adversaire privilégiant surtout les contres et les coups de pied arrêtés. Seydoux s’exécutait et tentait une percée dans l’axe avant de transmettre à Carraco, lequel amenait le ballon jusqu’aux pieds de « Mimi » Demhasaj, au risque de le faire trébucher. Qu’importe : même au sol, le Kosovar reste un buteur redoutable. Il avait la bonne idée d’allonger la jambe au point de penalty pour pousser le ballon dans le but d’un António médusé (1-2, 59e).
Koné – Demhasaj : peu de clubs peuvent se targuer de posséder deux attaquants aussi efficaces. Cinq réalisations en deux rencontres, difficile d’espérer mieux. Quoique. Tout juste entré à l’heure de jeu, un autre joueur offensif, Salim Ben Seghir, se mettait en évidence à droite de la surface : un dribble pour éliminer un adversaire, une frappe du pied gauche au coin long. Signori António était battu pour la troisième fois (1-3, 63e).
Une nouvelle belle performance rouge et noire se dessinait. Anthony Braizat en profitait pour lancer son nouvel avant-centre, Vincent Nvendo, associé à Jessé Hautier. Vingt minutes pour s’illustrer. Et le Franco-Suisse était tout près de réussir sa première sortie, voyant son tir échouer juste au-dessus de la cage d’António (90e). Le temps pour « Edo » Omeragić de sortir une ultime parade, et l’arbitre concluait ces débats brillamment remportés par les Neuchâtelois.
Vivement dimanche prochain et le déplacement au FC Vaduz.