FC Vaduz – Neuchâtel Xamax : 1-0 (0-0)
« Jamais deux sans trois », tel est l’adage populaire, invitant à donner le meilleur de soi pour obtenir davantage que ce que l’on possède. C’est le message qu’Anthony Braizat avait adressé à ses joueurs avant le déplacement chez le leader du championnat, le FC Vaduz.
Quelques journées plus tôt, nombreux étaient ceux qui auraient parié sans hésiter sur un revers des Rouge et Noir face à un adversaire jusque-là quasi imbattable. Mais, en ce dimanche 22 février, le regain de forme affiché par le collectif neuchâtelois ces dernières semaines laissait espérer une confrontation plus équilibrée. Le technicien reconduisait d’ailleurs le onze victorieux face à Étoile Carouge, à une exception près : Yoan Epitaux cédait sa place au prometteur Shiloh Reinhard.
Edin Omeragić prenait place dans les buts. La défense était composée de Jonathan Fontana, Lavdrim Hajrulahu, Léo Seydoux et Shiloh Reinhard. Au milieu, Eris Abedini, Romain Bayard, Gonçalo Sacramento et Diogo Carraco formaient un losange compact. En attaque, Shkelqim Demhasaj et Koro Koné animaient le front offensif.
Et c’est Vaduz qui se montrait le plus entreprenant en début de rencontre. Le public croyait au penalty lorsque, bien servi par Luca Mack, Angelo Campos s’écroulait dans la surface. L’arbitre sanctionnait finalement l’attaquant pour simulation (11e). Les Liechtensteinois poursuivaient leur pression, notamment sur coup franc : Dominik Schwizer tentait sa chance, mais « Edo » Omeragić détournait le ballon en corner (18e).
Les Vaduzois prenaient l’ascendant, sans pour autant éteindre les velléités xamaxiennes. À la 39e minute, Diogo Carraco s’infiltrait dans la surface et s’écroulait après un contact avec un défenseur ; l’arbitre restait impassible. Une minute plus tard, Koro Koné était lancé en profondeur par Gonçalo Sacramento. Seul face à Leon Schaffran, l’Ivoirien voyait sa tentative frôler le cadre (40e).
Dans le temps additionnel, Vaduz se procurait encore une immense occasion : Cédric Gasser adressait un centre précis, et Angelo Campos, esseulé au point de penalty, manquait de peu l’ouverture du score de la tête (45+2e). La mi-temps arrivait à point nommé pour calmer les ardeurs locales.
La seconde période repartait sur un faux rythme, mais les hommes de Marc Schneider accéléraient dès que possible, mettant à contribution Omeragić. D’abord sur une nouvelle tête de Campos, boxée au-dessus de la barre (57e), puis face à Milos Cocic, dont la frappe était repoussée du bout du pied (58e). Enfin, Ronaldo Dantas, à bout portant, voyait son tir puissant détourné par les mains fermes du dernier rempart neuchâtelois (62e).
Neuchâtel pliait sans rompre. Anthony Braizat injectait du sang frais pour consolider son bloc défensif : Yoan Epitaux, Salim Ben Seghir, Elmedin Zahaj, Vincent Nvendo et Jessé Hautier faisaient leur entrée sur la pelouse du Rheinpark Stadion.
Alors que la rencontre semblait se diriger vers un nul méritoire, Stephan Seiler s’écroulait dans la surface dans les ultimes instants. L’arbitre désignait le point de penalty, estimant qu’Elmedin Zahaj avait commis une faute. Les images laisseront planer le doute. « Errare humanum est », disaient les Latins. Nicolas Hasler ne tremblait pas et transformait la sentence (1-0, 94e).
Les dernières secondes se jouaient dans un mélange de colère et de frustration. S’incliner chez le leader n’a rien d’infamant. Mais de cette manière, la pilule est plus difficile à avaler.