FC Wil – Neuchâtel Xamax : 5-2 (3-2)
Un match très intéressant attendait les Neuchâtelois ce mardi à la Lidl Arena de Wil. Et pour cause, les Saint-Gallois restaient sur une victoire très méritée face aux Stadistes de Lausanne-Ouchy (0-2) en déplacement. Les Rouge et Noir étaient donc avertis, d’autant que l’adversaire du jour leur a posé des problèmes toute la saison : Xamax ne s’étant imposé qu’une seule fois contre lui, en septembre dernier, à la Maladière.
En formation 4-4-2, le onze titulaire d’Anthony Braizat était composé de Tim Hottiger dans les buts, de Mickaël Facchinetti, Lavdrim Hajrulahu, Yoan Epitaux et Jetmir Krasniqi en défense, du quatuor Liridon Mulaj, Romain Bayard, Eris Abedini, Altin Azemi au milieu, et de la doublette Shkelqim Demhasaj – Koro Koné à l’avant.
Les Romands démarraient de façon tonitruante. Depuis son côté gauche, Mickaël Facchinetti envoyait le ballon au milieu de la surface. Koro Koné y allait de son coup de tête et trompait la vigilance de Gentrit Muslija (0-1, 10’).
Un début de match parfait. Surtout que les Alémaniques se montraient les plus offensifs durant ces dix premières minutes. Qu’importe, Neuchâtel était plus efficace. Une nouvelle fois, Facchinetti faisait parler sa patte gauche et adressait une somptueuse passe à Liridon Mulaj. L’ailier ne se faisait pas prier et frappait à l’orée des 16,5 mètres. Muslija s’inclinait pour la deuxième fois de la soirée (0-2, 11’).
Médusés face à l’efficacité des Rouge et Noir, les Blancs allaient finalement réagir une dizaine de minutes plus tard. D’abord sur une tête d’Umar Saho qui passait au-dessus de la cage de Tim Hottiger (24’), puis par un missile de Luuk Breedijk obligeant le portier xamaxien à une parade décisive (27’). Wil poursuivait son action. Le milieu de terrain Lufti Dalipi se saisissait du ballon et pénétrait dans la surface de réparation avant de s’écrouler. L’arbitre désignait le point de penalty. Hottiger repoussait la tentative, mais le capitaine wilien, Kastrijot Ndau, reprenait le cuir et réduisait la marque (1-2, 28’).
Requinqués, les Saint-Gallois attaquaient désormais à tout va. Nouveau coup de pied de coin : l’attaquant Jean-Paul N’Djoli sautait plus haut que tout le monde, mais mettait le ballon juste au-dessus (30’). Dalipi forçait les choses. Après un double échange avec Breedijk côté gauche, le n°33 pénétrait dans la zone de vérité et croisait son tir. Impuissant, Hottiger ne pouvait que constater l’égalisation (2-2, 32’).
Du rêve — il faut le reconnaître — au cauchemar. Car les hommes de Marco Hämmerli étaient désormais déchaînés. Centre venu de la droite, prolongé par le défenseur Yannick Schmid, puis par son coéquipier David Jacovic. N’Djoli était tout heureux de voir le ballon atterrir juste devant lui et ne se faisait pas prier pour crucifier les visiteurs (3-2, 42’). À la mi-temps, la frustration avait changé de camp.
La pause n’avait pas calmé les ardeurs des Blancs, bien au contraire. Sous l’impulsion de leurs attaquants, le FC Wil poussait Neuchâtel dans ses retranchements. Yuro Bohon Diet centrait. Tim Hottiger était trop court pour repousser la tentative, ce dont profitait Breedijk pour conclure dans la cage vide (4-2, 61’).
C’était un mauvais soir pour Xamax. N’Djoli était à deux doigts de faire plier une cinquième fois la défense rouge et noire, mais Hottiger détournait du bout du pied (67’). Piqués dans leur orgueil, les Neuchâtelois réagissaient finalement. Revenu au milieu de terrain, Demhasaj cherchait la profondeur et trouvait la course de Koné. L’Ivoirien frappait à bout portant, mais le visage de Muslija empêchait la réduction du score (69’).
Trop timide, la formation de coach Braizat n’y arrivait pas. Les changements permettaient de redynamiser quelque peu le jeu, mais pas suffisamment pour inverser la tendance. Les Saint-Gallois terminaient sur un petit nuage. Le défenseur Djawal Kaiba se permettait de décocher une reprise à plus de 20 mètres, qui terminait… sous la lucarne adverse (5-2, 90+5’).
Il y a des matchs comme ça…