03.04.26
Les Rouge et Noir vaincus par le FC Vaduz

La dernière ligne droite du championnat de Challenge League démarrait ce vendredi 3 avril. Les Xamaxiens avaient rendez-vous à la Maladière face au leader, le FC Vaduz. Au tour précédent, les Rouge et Noir s’étaient inclinés sur la plus petite des marges, et la fin de match avait donné lieu à quelques polémiques au Rheinpark Stadion. Ce quatrième opus pouvait donc offrir une belle opposition entre des Neuchâtelois — on peut le penser — revanchards et des Liechtensteinois désireux de mettre leur dauphin, le FC Aarau, à distance dans la course à la première place, synonyme de montée directe.

Pour gêner les Vaduziens dans leur entreprise, Anthony Braizat disposait son effectif en 4-4-2 losange, avec Edin Omeragić dans le but, assisté de Jonathan Fontana, Léon Bergsma, Lavdrim Hajrulahu et Léo Seydoux en défense. Romain Bayard, Diogo Carraco, Eris Abedini et Liridon Mulaj se partageaient le milieu de terrain, tandis que Shkelqim Demhasaj et Jessé Hautier prenaient place en attaque.

Xamax se montrait très en jambes en ce début de match. Exceptionnellement en jaune à domicile, les Neuchâtelois assuraient les efforts collectivement. « Mimi » Demhasaj récupérait un bon ballon au milieu de terrain, mais l’attaquant était sèchement taclé par un adversaire. Diogo Carraco se chargeait de la montée de balle rapide. Le milieu temporisait avant de transmettre à Romain Bayard, qui jouait en relais avec Liridon Mulaj. Deux dribbles, puis un nouveau relais vers Demhasaj, dont la frappe manquait malheureusement le cadre (7e).

Les deux équipes se jaugeaient. Les Romands prenaient une nouvelle initiative : Léo Seydoux déboulait sur le côté droit, éliminait un vis-à-vis et piquait dans l’axe. Sa frappe n’était pas cadrée (22e). Liridon Mulaj tirait le corner suivant. Leon Schaffran, le portier adverse, était trop court pour repousser. Demhasaj, lui, la touchait, mais un défenseur sauvait sur sa ligne. Le cuir revenait vers le n°9, qui tentait cette fois en force, sans succès (26e).

Le leader cherchait une réponse — et l’obtenait après la demi-heure de jeu. Sur la droite, Nicolas Hasler remontait le terrain et centrait sur Brian Beyer. L’attaquant remisait de la tête vers Stephan Seiler, quasi esseulé au point de penalty, mais le milieu était stoppé in extremis par Lavdrim Hajrulahu (34e). L’action suivante s’avérait plus payante pour les visiteurs. Cette fois à gauche, Stephan Seiler combinait avec Dominik Schwizer. Le latéral centrait, Milos Cocic ajustait une remise de la tête vers Brian Beyer, qui concluait dans le but vide (0-1, 38e). Contre le cours du jeu. Neuchâtel n’avait déjà plus le choix à la pause.

Ce sont des Rouge et Noir toujours aussi volontaires que l’on retrouvait à la reprise. Mais Vaduz se montrait plus clinique, notamment en contre-attaque. Un long ballon de Schwizer trouvait Beyer. Le n°15 fixait à deux reprises avant de tirer. Omeragić était à nouveau battu (0-2, 60e).

La fin de soirée s’annonçait plus compliquée que prévu, d’autant que l’ascendant mental était désormais du côté des visiteurs. Mais le coach Braizat n’abdiquait pas et procédait à plusieurs changements. Les Xamaxiens repartaient de l’avant. Centre de Jonathan Fontana, tête de Demhasaj, seul au point de penalty… à quelques centimètres de la transversale (67e). En face, Cocic forçait Omeragić à une parade exceptionnelle (77e).

Dans la foulée, les entrants se mettaient en évidence. Coup franc d’Altin Azemi, renvoyé par la défense liechtensteinoise. Koro Koné avait suivi : l’Ivoirien trouvait le cadre (1-2, 80e).

On se prenait alors à espérer un improbable come-back. Loïc Veya manquait de peu de transformer ce rêve en réalité, trouvant le petit filet sur un corner d’Azemi (88e). Elmedin Zahaj forçait ensuite le passage et se retrouvait au sol. L’action se poursuivait avec la montée de balle adverse. Ronaldo Dantas Fernandes glissait vers Angelo Campos, qui n’avait plus qu’à offrir le ballon à Ayo Akinola pour l’ultime but de la partie (1-3, 89e).

Les hommes de Marc Schneider ne sont pas premiers par hasard : ils ont une nouvelle fois montré que, sans dominer, il est possible de l’emporter, même dans les matchs les plus compliqués. Quant aux Xamaxiens, un sursaut est attendu dès ce mardi à Wil.